Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 23:10


La petite frenchy, Vanessa Paradis, fait la une de la presse ces temps-ci. Pensez-vous, tout le monde s'emballe car Mademoiselle prêtera son sourire charismatique à la marque qui la transforma en charmant petit oiseau sifflotant dans une cage en 1992. Bonne nouvelle pour les adeptes de la marque de l'inégalable Coco Chanel. Mais trêve de « fashionnerie ». Ici, ce qui nous intéresse est d'ordre musical ou cinématographique. Et entre l'un et l'autre, il n'y a qu'un pas. Vanessa Paradis sortira le 23 novembre prochain son premier Best of. Lynchée à ses débuts par les médias et les mœurs outrageantes, la gamine des eighties est devenue, en l'espace de vingt ans, une artiste confirmée dont on attend avec impatiente chaque apparition. Sa voix fluette et son jeu au naturel désarmant en a séduit plus d'un. Parmi eux, un certain Johnny Depp. Or de question de faire du people dans ces pages, même si le couple star fait vendre à en croire les unes des magazines people de la semaine à venir. Peu importe. Si le petit gars mystérieux de Hollywood et la frenchy au charme mutin nous intéresse aujourd'hui ce n'est pas pour le fantasme qu'ils infligent à chaque jeune femme qui se respecte. Non. Ce qui nous fascine dans ce couple en vogue c'est la qualité artistique de « Vanessa&Johnny ». Deux univers fantastiques s'entre-mêlant pour le plaisir des yeux et des oreilles. Après « Pourtant », « Que fait la vie? » et « L'incendie », l'acteur s'amuse à se réapproprier la caméra pour sublimer la […]
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 14:29

Devenir adulte c'est admettre que la fuite est impossible, que les histoires sont courtes, sans importance, mais qu'elles laissent des traces, pour des raisons qui nous échappent. Devenir adulte c'est admettre qu'il n'existe pas d'ailleurs. Devenir adlute, c'est admettre qu'on va mourir, non? Mes Illusions donnent sur la cour de Sacha Sperling
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 23:12

Ah, une nouvelle journée vient de prendre fin dans ma douce France. Elle fut bien triste cette journée d'octobre. Le ciel fut maussade. Quelques gouttes ici et là sont venues ternir ma bonne humeur matinale puis le quotidien s'est lentement écoulé tandis que défilait le nouvel album de Biolay en fond sonore. Une journée comme les autres, où l'ennui me ronge parfois, où l'inaction m'est insupportable, où la bêtise humaine m'écœure par sa répétition incessante. Par son sens de la stratégie et de la communication. Elle est partout. Omnisciente. Omniprésente. Détestable et immorale, elle sévit comme si de rien n'était. Se dissimulant dans l'actualité, à l'Assemblée, sur les plateaux de télévisions, dans la rue... Elle a ses entrées partout, la bêtise humaine Pas besoin de papier pour elle. « Je trouve cela indécent que l'on s'apitoie sur le sort de ces trois expulsés Afghans alors qu'au même moment nos soldats se battent pour la liberté là-bas. Si ils étaient des hommes ils se battraient aussi pour leur liberté sur leur territoire ». Merci Le Zapping de ne pas avoir « zapper » cette magnifique tirade de l'occidental mâle dans toute sa splendeur. Les propos du député Lionel Luca ont tonifié ma journée, l'ont rendu meilleur, lui ont donné un sens. Une révolte bat en moi subitement. Une montagne de mots injurieux. Une envie furieuse de larguer ce pauvre type en plein Afghanistan. Un désir puissant de lui jeter tous mes livres d'Histoire à la gueule. Lui dire qu'il n'a rien […]
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 17:42


"Charlotte for ever" chantait, il y a bien longtemps maintenant, un papa aimant à sa petite petite Charlotte. L'homme à la tête de chou avait raison. Charlotte est toujours là. Toujours là où on ne l'attend pas, à vrai dire. Beau et troublant personnage chez Lars Von Trier, il y a quelques mois, elle revient aujourd'hui sur le devant de la scène avec, non pas un nouveau film, mais un nouveau titre. Baptisé IRM, sa nouvelle petite merveille est à la hauteur du personnage. Surprenant. Il y a des filles comme ça qui réussissent tout ce qu'elles touchent, capables de faire naître des jolies choses. à chaque instant Charlotte Gainsbourg fait partie de ce type de fille. Ce genre même qui embellit tout ce qu'elle entreprend. À l'aube de ses 40 ans, avec 40 films au compteur, Charlotte Gainsbourg, fille d'un poète moderne et d'une muse anglaise unique, s'empare de ses origines et part à la conquête de l'univers musical. Univers qu'elle côtoie depuis sa plus tendre enfance, monde qu'elle se plaisait à regarder avec les yeux émerveillés d'un enfant qui ne pouvait point s'emparer de la chose sacrée. Il y a trois ans, elle avait surpris public et critiques avec son véritable premier album. 5:55 mélangeait avec soin la langue de Molière et celle de Shakespeare, l'une et l'autre s'entremêlant sur des mélodies produites par Air, s'il vous plait. Gainsbourg fille sait s'entourer comme il le faut. Pour sa deuxième expédition dans le monde impitoyable de l'industrie du disque, elle fait […]
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 13:32


J'ai presque 23 ans, ici. J'ai en poche un Baccalauréat Littéraire, un Deug de Lettres Modernes et une Licence Professionnelle Lettres, Culture et Nouveaux Médias. Mes biens se résument à une modeste twingo, un tonne de fringues (j'avoue), une bibliothèque pleine à craquer et une modeste chambre chez papa et maman. J'ai quelques économies sur mon Livret A, une dédicace de mon auteur préféré et aucun bijou de valeur. Je trouve ça tout à fait correct pour mon âge. Je ne m'en plains pas. J'ai aussi ma tête, une ribambelle d'idées et d'idéaux. Et aujourd'hui, j'ai reçu mon dossier pour le Pôle Emploi. Il faut bien une petite faille dans le parcours... Il a 23 ans, là bas. A quelques kilomètres, plus au nord. Lui aussi a un Baccalauréat Littéraire en poche. Il a redoublé sa première année de Droit, puis sa deuxième. Mais il est bien parti pour obtenir sa Licence et plus même... Ses biens, je ne les connais pas, mais je les imagine. Sûr, il possède un scooter gentiment retrouvé par la police de son papa. Je suppose que sa garde robe n'est pas issue des présentoirs de H&M. Non, il va certainement s'habiller de l'autre côté du boulevard, aux Galeries, histoire de savourer une petite coupe de champagne en plein milieu de l'après-midi. Je me plais à imaginer qu'il a également plus qu'un Livret A et qu'une bibliothèque. Chez lui, cela doit être le grand confort, il n'a pas épousé la petite fille de Darty pour rien. J'ai la certitude qu'il a, lui aussi, une tête et une ribambelle […]
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 19:50


Ouais. Finalement la vie est mauvaise. Un jour, elle vous dresse sur un piédestal. Le lendemain, elle vous lynche pour des propos passés inadmissibles. C'est la vie, c'est la vie. C'est aussi la polémique de la semaine. Oui, car, au pays ultra-médiatique, chaque semaine a sa polémique. Hier, la polémique Polanski. Aujourd'hui, la polémique Mitterand. Et demain? Lundi dernier sur France 2, sur le plateau de « Mots Croisés », le débat organisé par Yves Calvi sur la récidive vire très vite au lynchage politique ou plus exactement au jack-pot du Front National. Présente à l'émission, Marine Le Pen s'indigne des propos tenus par Frédéric Mittérand, aujourd'hui Ministre de la République. Ce dernier publia, en 2005, un livre intitulé La Mauvaise vie. Dans ces pages, on trouve un passage nauséabond traitant du tourisme sexuel pratiqué par Frédéric Mitterand. Marine Le Pen se plait à le citer : « J’ai pris le pli de payer pour des garçons [...] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici .[...] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, […]
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 11:27


Très désireux de copier les grands de ce monde, notre très cher Président décide de mener une nouvelle conquête. Conquérir le web telle est sa nouvelle lubie. S'attaquer à ce vaste terrain encore vierge de toute propagande sarkozyste voici le nouvel ordre lancé par l'équipe de communication de Monsieur Sarkozy qui se rêve en Mister Obama, conquérant à son tour le cœur et les esprits des citoyens, par l'outil Internet. Sarkozy (toujours tendance, ne l'oublions pas) se met à la page. Il « facebookait » déjà ses potes, maintenant il va pouvoir « twitter » ses informations et « blogguer » avec sa Carla. Parce qu'évidemment, Carla et lui « c'est du sérieux », et rien ne se fait sans Carla. Les temps changent. Et la politique avec... Buzz Nicolas Sarkozy est un dieu du buzz. Pas une semaine ne se passe sans déclencher les critiques de l'opposition et les mea culpa de l'UMP. Lister les coups de buzz du Président et des siens se révèle être un acte héroïque. En effet, depuis son élection en mai 2007, Nicolas Sarkozy collectionne les coups d'éclats sur la toile. Rappelez vous pour ne citer qu'eux de l'abstention de Cécilia Sarkozy au second tour, le « Cass' toi pauvre con » au Salon de l'Agriculture, les diverses altercations avec les pêcheurs et tous ces off délicieux, scrupuleusement dissimulés par la presse écrite, où le Président dérapait en privé croyant être à l'abri des caméras et des micros sur le plateau de France 3 ou, plus récemment, face à Arlette Chabot... Il y a les […]
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 01:10


Mathieu, un quarantenaire, architecte parisien, prend la route pour rejoindre la ville de son enfance. Sa mère vient d'être hospitalisée en urgence. Dans la rue, il croise le regard d'une femme. Ils se regardent. Ces deux regards sont ceux de deux anciens amants. Deux regards différents, pourtant, égarés, tous deux, entre la stupéfaction et la douleur d'une retrouvaille inattendue Quinze ans plus tôt ces deux-là, Mathieu et Maya, se sont aimés et ont vécu une passion destructrice. Une passion détruite un beau jour, sans un mot d'explication, par un Mathieu fuyant. L'occasion est là. De l'autre côté de la rue. L'occasion est là pour lui, pour elle et aussi, égoïstement, pour nous, spectateurs, de voir éclore une histoire comme on les chérit tant au cinéma. L'occasion est là de se détruire une nouvelle fois, une bonne fois pour toute. Ou alors, soyons fous, de s'aimer comme au premier jour et, cette fois, pour longtemps. Mais l'occasion est foutu en l'air, dès cet instant précis, où d'un geste empressé il la rejoint pour la « sauter » (terme inexcusable mais tellement adéquat dans une telle scène) sur les marches des escaliers de la maison de la dame, avant que le mari de la dame en question ne rentre. Voilà c'est fait. C'est consommer à la va vite. Sans plus, ni moins. Premier regret qui, hélas, ne sera pas le dernier. Trois mois plus tard, les amants se retrouvent et consomment en deux trois mouvements, entre un rendez-vous et un départ en gare. Elle se révèle […]
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 22:15


Chut. Ça commence. Une caméra parcourt la ville. Elle arpente les rues, les vitrines, les trottoirs d'une ville aux multiples visages. Des noms apparaissent sur ce travelling délicat puis s'évaporent dans le tumulte parisien. Enfin la caméra décide de se poser. Là devant ce cinéma, L'Albatros, elle s'arrête sur cette jeune femme dont l'attente se fait ressentir. Quelques plans et nous savons où nous mettons les pieds. Au paradis de la vérité poétique et légère. Nous sommes chez Christophe Honoré. Dans le Paris d'Honoré. Un Paris sublimé de vérité, où les êtres s'aiment, se déchirent parfois et s'éloignent. Un Paris où un homme a toutes les possibilités: aimer une femme ou deux, aimer un homme ou pas, mais aimer en toute simplicité. Un Paris comme on aime le voir au cinéma. Comme on le voit si rarement. Personnage à part entière, il observe avec retenu les virevoltes quotidiennes des êtres qui l'habitent et le font vivre. Il pleut sur le Paris de la Bastille et de son ange nu, il pleut et on pleure sur Les Chansons d'Amour. Par amour, Julie accepte de faire ménage à trois avec la collègue de son petit ami Ismaël. La situation est pesante mais pour peu de temps. Un incident tragique vient mettre fin au trio amoureux. Ismaël tente alors de gérer cette confusion des sentiments, entre légèreté et désespoir, dans un Paris vivant et décadent. L'amour libre sous l'oeil de Christophe Honoré se veut désespérément joyeux. Ping pong verbal, élan fougueux, humour viennent alimenter […]
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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /Oct /2009 02:45

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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 23:10


Affiche trompeuse. En bas à gauche, cet ordre souvent entendu dans la bouche d'une mère: « Non, ma fille tu n'iras pas danser ». En haut à droite, en lettres capitales, un nouvel ordre : « Vivez libre ». Quel est le véritable titre du nouveau chef-d'œuvre de Christophe Honoré? Telle est la question que je me suis posée en entrant dans cette petite salle de cinéma où nous étions, très exactement, au nombre de sept. Dans les salles adjacentes, adultes et enfants, nouveaux adeptes du 3D, s'étaient précipités pour voir des films à couper le souffle. J'ai vu un film qui m'a coupé le souffle. Sans lunettes 3D. Sans effets spéciaux ni autres faits spectaculaires. J'ai vu la vie. La vraie. Et ça m'a tellement suffit. Comment ne pas faire de Léna notre héroïne. C'est chose impossible. Léna, nouvelle icône féministe, une Simone de Beauvoir dans les gestes mais sans la parole, sans ses envies castratrices et cette lutte infinie contre le mal des mâles. L'héroïne de Christophe Honoré se dresse telle une Liberté des temps modernes piétinant avec malice et désamour cette société bien-pensante et écœurante. Éprise d'absolu, Léna n'est pas faites pour les sentiments moyens, non désireuse de voir sa vie défiler par habitude. Léna ne veut ni de moyennes peines, ni de moyens chagrins. Elle veut vivre, c'est tout. Vivre libre telle une enfant qui gambaderait dans la nature bretonne. Mais (il y a toujours un « mais »), la vie ce n'est soi-disant pas « ça ». « Tu ne peux pas faire l'enfant […]
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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 12:47


Je me rappelle très bien la première fois que je l'ai rencontré. Adolescente scotchée à la petite lucarne, mon rendez vous du samedi avait lieu sur Canal+. Dans une pièce au décor design. Un canapé, un bar, une chaîne-hifi, quelques écrans et la voix de Pascale Clark. Le strict minimum pour une jolie rencontre. Un jour, il est entré. Lui était là. Discret et écorché. Elle était absente. Présente par sa voix et son amour pour lui. Oui, elle était amoureuse de lui, tellement amoureuse que ça m'en faisait mal au yeux. Moi: c'est qui ce type? Hein, Miossec? Connais pas. Il a l'air un peu triste quand même. Même carrément abîmé, ce type. Elle avait cette façon si particulière de l'appeler « Christophe ». C'était écœurant. Ça crevait les yeux qu'elle était dingue de ce mec, mais moi, personnellement, je comprenais pas pourquoi. Pff. Adolescente, finalement, on comprend pas grand chose. Même rien du tout. Je m'en vais. Il chanté ça, je crois, quand je l'ai recroisé à surfer sur ma nouvelle petite lucarne préférée. Je l'écoutais sans cesse avec cette envie de lui crier « un casse toi pauvre con! ». Ce piano, ces mots et toutes ces salades racontées quand le mot « rupture » fait son entrée dans une maudite vie. La chanson se répétait encore et encore. Je ne m'en lassais pas. Il se justifiait de façon si minable. Un vrai mec. Un pur et dur. Un lâche. Il m'embrassait jusqu'à en mourir, si mes souvenirs sont bons, c'est ce que Miossec me murmurait pour soigner mes bleus. Puis […]
Par zelda zonk - Publié dans : Douleurs
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /Sep /2009 23:35


Il est 15H30. Il me reste une demi heure avant que ça ferme. Vite. Quittée le jogging, mettre un coup de fond de teint de khôl, prendre les clés de la voiture... Et ne pas oublier la lettre! Voilà. Arrivée devant le bureau de poste, je colle mon visage à la vitre de la porte d'entrée : « Etrange, pas de file d'attente! ». J'entre toute contente de me débarrasser de ce courrier et personne ne m'attend derrière le guichet. Où sont donc t-ils tous passés? Un homme m'accueille et me dirige vers cette saleté de machine qui n'a pas l'air très souriante. J'esquisse alors quelques mots maladroits, pour changer : « Il n'y a personne? ». D'un air désolé, le pauvre type me répond : « Non, je suis désolé. Si vous désirez plus qu'affranchir votre courrier, il faudra revenir demain ». Rouge, toute rouge, je devais être, à cet instant où j'ai réalisé que mon médiocre courrier pouvait bien attendre le lendemain. Bien attendre une grève ou une révolution, peu importe. Consternée par mon attitude de petite capricieuse voulant poster son courrier, je tente un « Non, mais il n'y a aucun soucis. Ils sont en grève, c'est ça?! Non, mais il y a aucun mal, c'est tout à fait normal... ». Puis dans mon fort intérieur quelqu'un s'est élevé (heureusement) et m'a murmuré « Tais-toi! ». Oui, il était temps que je me taise mais j'avais cette envie de dire à cette homme que je me ralliais à leur cause, qu'il n'y avait aucun mal à faire grève. Juste dire ça. Chez moi, on est pas trop pour la […]
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 15:00


C'est dans des jours comme celui-ci que l'on réalise tardivement que notre âme de midinette ne nous quittera jamais. Mieux vaut tard que jamais. Midinette désabusée mais midinette quand même. Je fais partie de cette tribu peuplée de filles mélancoliques sensibles à jamais au regard de Johnny, à son battement de cœur et son déhanché endiablé... Patrick Swayze est parti sur la pointe des pieds. En silence. Plus connu sous le beau nom de Johnny, danseur charismatique de Dirty Dancing, Patrick Swayze était un acteur emblématique des années 80. A son compteur, quelques beaux films made in Hollywood: Ghost, La Cité de la Joie, Point Break... Une carrière simple pour un homme discret loin des frasques hollywoodiennes de ses comparses. Les années 90 seront celle de la déchéance. Jamais il ne regagnera le statut d'autrefois. La drogue, l'alcool et la maladie viendront s'en mêler. A l'âge de 57 ans, cet acteur, à la formation de danseur, quitte la scène. Il restera son étoile sur Hollywood Boulevard et puis un film. Film de toute une génération où Patrick Swayze esquivait des déhanchés encore plus sensuels que ceux de John Travolta dans Grease. Dirty Dancing c'était avant l'assassinat du président Kennedy, avant l'avènement des Beatles. C'était l'été 63 et Baby allait tombée amoureuse et nous aussi. Film pour midinettes en mal d'amour, succession de scènes torrides entre Baby et son Johnny, Dirty Dancing était une de ces histoires à la guimauve comme on aime en dévorer encore et […]
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 12:24


Ce que je craignais par dessus tout est arrivé. J'ai terminé mon Beigbeder. Je le quitte avec une étrange sensation. Une sensation nouvelle, jamais ressenti auparavant avec une création du beau Fred. Lorsque je referme ce bouquin là, j'éprouve un sentiment inconnu. Sur ce sentiment inconnu, je fais comme Sagan. J'appose le beau nom grave de « tristesse ». La tristesse d'en avoir fini avec le Beigbeder nouveau, tristesse d'être éblouie par un inconnu, tristesse d'avoir entre les mains un ovni de la littérature beigbedienne, la tristesse de devoir dire adieu à Octave, Oscar, Marc et tous les personnages prodigieux fruits de l'imagination de Frédéric Beigbeder. Nouvelles et véritables mémoires d'un jeune homme dérangé, Un Roman français s'immisce en étranger dans la bibliographie de l'auteur. Auto-fiction amère et douce, le nouveau roman de l'écrivain Frédéric Beigbeder, et non pas du « people » Frédéric Beigbeder, est une chronique délicieuse d'un enfant du siècle, un enfant pourri gâté au regard si juste sur la société française, ses privilèges, ses injustices et sa déchéance. Un Roman français est l'histoire d'un éternel égoïste romantique, cynique et mélancolique, sincère et visionnaire, un auteur injustement méprisé qui cherche à retenir le temps par l'écriture. Fin de l'amnésie Le nouveau roman de Frédéric Beigbeder a fait son entrée sur la scène de la rentrée littéraire avec un léger parfum de scandale que certains ont interprété comme une publicité de la part de […]
Par zelda zonk - Publié dans : Littérature
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Plan Séquence

"La vie est un long plan séquence qui va de la naissance jusqu'à la mort. De temps en temps on aimerait couper certaines scènes au montage"  car la lumière y est mauvaise et les acteurs médiocres. Et puis dès fois, il subsiste des scènes que l'on désirerait rejouées jusqu'à en abîmer la bobine. Celles ci sont si parfaites qu'elles semblent sorties d'un film de Claude Sautet....  Hélas, il faut se résigner et cesser de croire que la fiction rejoint la réalité...

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