Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 21:07


"La France a peur" lance Roger Gicquel à la caméra. Trente ans plus tard, la caméra filme Charles Berling, acteur magistral, qui ravive le feu déclenché par Robert Badinter: le combat contre la peine de mort. Combat éternel, sans cesse remis en question, combat fragil qui ne doit jamais s'éteindre. Qui sait aujourd'hui que la douce France, pays des Droits de l'Homme, fut le dernier pays d'Europe Occidentale à maintenir la peine capitale? Qui sait que seul Mitterand eu le courage de prôner fièrement son opinion défavorable à la peine de mort alors que les français se prononçaient en majorité pour la peine de mort? Que reste -t-il de nos combats? Il nous reste des fictions. Des fictions retraçant nos combats, notre histoire, parfois nos hontes aussi. Des fictions admirables, souvent diffusées par ce service public que l'on égratine de tous les côtés. Des fictions modernes qui remplacent les pages arrachées de nos livres d'histoire. Les pages honteuses, celles que l'on cache, celles que l'on préfère oublier. Des ces pages honteuses, de toutes ces années honteuses, Robert Badinter a tiré deux livres: L'Exécution (1973) et L'Abolition (2000). Deux ouvrages contant ces années terribles marquées par la haine. La haine de cette "France qui a peur", la France qui tremble et qui se prononce majoritairement pour la peine de mort. Face à cette France: un homme. Un combat presque hollywoodien, un homme seul contre tous. Un homme? Non, que dis-je, un surhomme. Car l'histoire de […]
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 18:32


Cela pourrait être le titre d'un film d'action à l'américaine. "Face à la crise" survient le super héros, ce soir, sur votre petit écran. Le super héros qui entend mais qui ne tient pas compte. Le super héros, Napoléon des temps modernes, vient à la rescousse du peuple avec un discours en direct de l'Elysée. Est-il capable de nous redonner la foi et la confiance? Scepticisme à l'horizon. La côte de Sir Sarko auprès du peuple perd 5 points en février, rien que ça. Alors, l'orateur habile va tenter une ultime fois d'endormir le citoyen en lui assenant les bienfaits de sa politique de droite. Une émission spéciale pour répondre aux manifestants nombreux et courageux descendus dans la rue le jeudi 29 janvier et à cette France "qui a peur". Hélas, c'est bien connu "ce n'est pas la rue qui gouverne", la contestation ne prendra pas en otage le pays des droits de l'homme. La contestation, celle que le petit Nicolas refuse, aura sa réponse ce soir. Le maître mot de la soirée sera: pé-da-go-gie. Aucune fra-ter-nit-é à l'horizon, le terme est bien trop ringard de nos jours. La nation a-t-elle besoin d'une énième allocution du chef de l'Etat? La nation a-t-elle besoin d'une énième explication sur les mesures prises par le gouvernement de Nicolas Sarkozy? La nation a-t-elle le droit de boycotter ces 90 minutes de publicité en faveur d'une politique du profit au détriment de l'humain? Telle est la question...
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 16:44


Sagan avait eu cette fameuse, et certainement, juste formule: "La jeunesse est la seule génération raisonnable". Qu'est-ce que le charmant petit monstre entendait par "raisonnable"? La jeunesse seule génération a avoir encore envie de croquer le monde à pleines dents? La jeunesse seule génération insouciante et par conséquent raisonnable? La jeunesse, cet âge de tous les possibles, celui où les rêves peuvent encore devenir réalité, matière mainte fois étudiée au cinéma: les amourettes de Vic dans La Boum, les instincts révolutionnaires du Péril jeune, et maintenant LOL. Pour les incultes, comprenez laughing out loud, équivalent anglo-saxon de notre MDR. Mort de rire, c'est le cas de le dire! LOL est un mix amusant des niaises amourettes de Sophie Marceau dans La Boum et des cheveux en vrac de Romain Duris dans Le Péril Jeune. Film générationnel, qui dans 10 ans sentira bon le temps perdu et les illusions perdues également, LOL est une étude sur ces chers bambins des beaux quartiers. Une observation talentueuse sur les adolescents du XXI ème siècle évoluant dans un climat non anodin: le XXI ème arrondissement. Lisa Azuelos, remarqué il y a quelques temps avec son succès Comme t'y es belle, filme au plus près la vie (pas facile) d'adolescents. Parmi eux, une héroïne nommée Lola. Légèrement plus précoce que Vic, Lola se démène pour survivre avec son lot de problèmes existentiels: un énième salop, un coup de foudre pour Maël, une tepu blonde qui rode autour de son mec, une […]
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 13:48


Dans votre livre, Comment le peuple juif fut inventé , vous détruisez les mythes fondateurs d'Israël, le peuple de l'exil qui revient sur sa terre. Mais par quoi les remplacez-vous pour légitimer l'existence de ce pays? On m'a récemment posé cette question à l'Université Palestinienne de Jérusalem. J'ai répondu de façon un peu dramatique que même un enfant né d'un acte de viol a le droit de vivre. La création d'Israël par les juifs dont beaucoup étaient des rescapés des camps d'extermination a été un acte de viol contre les populations arabes de Palestine. Il a fait naître la société israélienne qui vit depuis soixante dix ans, et qui a développé sa culture . On ne règle pas une tragédie en en créant une autre. Cet enfant a le droit d'exister. Sauf qu'il faut l'éduquer pour qu'il ne perpétue pas l'acte de son père. Le monde arabe a reconnu Israël. L'OLP aussi, après la demi-victoire de l'Intifida. Donnons une chance au Hamas aussi. N'oublions pas, sans les excuser, que ceux qui tirent sur Ashkelon savent qu'elle a été construite sur le grand village arabe d'Al Majdal, d'où leur père ont été expulsés en 1950. Interview de Shlomo Sand dans Télérama
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /Jan /2009 23:36


Parce que la première fois, j'étais dans une poussette Parce que petite, j'ai appris Le Temps des Cerises Parce que ado, Mamie m'en a raconté tellement: 36, le maréchal, Vichy, l'après guerre, les coco, le mur, les ricains, le jour où le visage de Tonton a pris d'assaut le poste de télé... Parce que Maman, m'a donné ce 10/18 tout abîmé de Marx Parce que Maman vendait l'Huma avec lui Parce que je préfère Le Chant des Partisans à La Marseillaise Parce que j'ai pleuré quand Nicolas triomphait aux côté de Mireille Parce que j'ai lu tout Simone Parce que à 17 ans, Mamie m'avait acheté un Keffieh au Mouvement de la Paix Parce que j'en ai croisé des cons qui se plaignent de leur condition mais qui n'ont aucune conscience politique Parce que j'ai lu une biographie du Che Parce que sous ce toit on aime Montant, Aragon, Gréco et Camus Parce que je ne suis jamais parti en vacances Parce que j'ai passé mon enfance chez la nourrice à cause de ce satané boulot de fonctionnaire de Maman Parce que quand j'ai voté pour la première fois, le bulletin Nicolas, je l'ai déchiquetté en 10 000 morceaux Parce que petite je rafolais des frites de la fête du parti avant de préférer celle de Mcdo Parce que je déteste les gens sans idéaux Parce que je suis jeune et légérement paumée... Parce que ... Il y a les mauvaises raisons, ce que Jean Paul aurait nommé le "déterminisme social", et puis il y a les bonnes raisons.
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 11:15


Hier soir, Arte donnait, encore une fois, une belle leçon de cinéma. Le cinéma et son art de dire la vérité. Une vérité intemporelle. Deux hommes dans la ville, oeuvre de José Giovanni, le plus grand bandit du cinéma français a qui l'on doit les plus grandes histoires de bandits (Le Deuxième Souffle, Le Clan des siciliens, Le Gitan,...). Résistant de la première heure, Giovanni trempe dans une sale affaire après la Libération. Condamné à mort, pour un crime dont il était innocent, Giovanni échappe de peu à la guillotine gracié par le président Auriol. Après avoir purgé une peine de 20 ans de prison, Giovanni se plonge dans l'écriture de récits sombres, celui des voyous. Son premier écrit Le Trou est remarqué par un certain Albert Camus, grâce à qui, il est publié. Des histoires de voyous, donc, mais qui sont les voyous, d'où vient le mal qui ronge la société bien pensante des années 60-70? Deux hommes dans la ville, comme bons nombres de récits de Giovanni, nous rappelle avec force que le mal ne vient pas forcément de là où on l'attend. Gino Strabliggi (Alain Delon) a purgé 10 ans pour braquage et a décidé de ne pas replonger. Cazeuneuve (Jean Gabin), inspecteur de police à la retraite, l'aide à se réinsérer. Hélas, c'était sans compter sur le zèle pervers de la police de cette époque. Delon, sublime comme toujours, tente de reprendre une vie normale, une vie peuplée de français bien pensants, d'honnêtes citoyens menteurs et délateurs comme il en existait sous Vichy. […]
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 18:48


Romain est jeune, vous savez, ce "trop jeune pour mourir". Romain est photographe de mode, vous savez, photographe de ce monde qui se scrute sans cesse au point de s'idolâtrer un peu trop. Romain apprend qu'il est atteint d'un cancer, ce genre de cancer qui vous condamne en trois mois. Alors François Ozon filme le temps qui reste. Romain (Melvil Poupaud) photographie, quant à lui, le temps qui lui reste. Photographies éphémères d'instants de vie que l'on souhaiterait ne jamais quitter. La mort rode, mais elle demeure pudique et douce. Ozon ne côtoie jamais la noirceur et les larmes. Préférant la sobriété bouleversante de la crainte de la mort, il se pose avec délicatesse sur le regard apeuré de Romain. Romain, un monstre d'égoïsme et d'infantilité, selon les mots de sa propre grand mère (Jeanne Moreau). Romain sniffe une ligne de coke pour le courage d'affronter celle qu'il attend. Romain se sépare de son petit ami. Romain s'engueule sévèrement avec sa soeur. Romain si froid et silencieux avec ses proches. Romain, l'égoïste par excellence, qui au final ne veut qu'apaiser la douleur des êtres qu'il aime, des proches ignorant le secret, celui d'une mort prochaine. Conscient des remords et de la culpabilté qu'il va provoqué, Romain continuera son chemin, conscient que cette égoïsme là n'est qu'un pur instinct de survie. Héros moderne par sa complexité, Romain est un personnage attachant parce qu'il nous met nous, spectateurs, dans la confidence. Un secret partagé avec sa […]
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Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 18:55


Alors que nos cousins américains annonçaient leur fameuse liste pour les réputés Oscars, nous, français, annoncions vendredi dernier leur équivalence: les Césars. Pour une fois, nous n'avons rien à envier aux américains, mis à part, il est vrai, le charisme éclatant de leur président récemment élu. Malgré des temps difficiles, dont fait notamment référence le rapport du Club des 13, paru en 2008, il parait évident après multitude de chiffres, de critiques, de robes de grands couturiers et j'en passe, que le cinéma français excelle autant dans les films dit du Milieu que dans les films populaires. Le mot d'ordre est lancé: éclectisme, sonnant comme un hommage au cinéma de Claude Berri, partit il y a peu rejoindre la sphère des disparus du 7 ème Art. Dans la liste des nominés pour la prestigieuse récompense française: première surprise! J'enfile mes lunettes et pourtant, je vois juste, une seule nomination pour Bienvenue chez les Ch'tis, nommé dans la catégorie Meilleur Scénario. Bonne surprise pour les uns, mauvaise pour les autres (Dany Boon et sa bande en l'occurence). Le cinéma dit du Milieu peut se féliciter: la vague ch'tis ne risque pas d'envahir la scène du Châtelet, et à vrai dire j'en serais presque attristée, encore une fois le succès en salle est jugée sévèrement, une seule nomination pour le film qui a détrôné La Grande Vadrouille au Box Office français, et quelle nomination: Meilleur Scénario. Dérisoire. Mais laissons, les Ch'tis couler un peu. Revenons aux […]
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 22:55


L'accroche de la bande annonce est profondément bidon: "L'amour est un danger qui vous guette". C'est pas nouveau. Malgré le danger qui nous attend avec celui là, la prévention contre lui n'existe pas, alors on a pas le choix, on joue aux adultes consentants prêt à souffrir. Ici, les adultes consentants sont incarnés par un quatuor grandiose au sex-appeal indéniable: Jude Law, Julia Roberts, Nathalie Portman et Clive Owen. Le cocktail explosif composé par ces quatre-là monte facilement à la tête. Dès la première scène qui est, sans faire un mauvais jeu de mot, renversante. On tombe littéralement sous le charme du "Hello stranger" de Nathalie Portman, qui vient malencontreusement de se faire renverser par une voiture sous les yeux du beau Jude Law. Après un coup de foudre pareil, on se demande comment celui-ci peut faire la cour à la sublime photographe, jouée par Julia Roberts. Qui, quant à elle, rencontrera l'homme viril et frustre, Clive Owen, grâce à l'ironie du destin... Compliqué, a priori. A priori, seulement, car ce chassé croisé amoureux sulfureux et pertinent n'est que la triste réalité de notre époque, celle des sentiments modernes, où comment le plaisir du sexe dissimule la panique des sentiments. Ces adultes diablement consentants succombent à la tentation dans un schéma variable (Jude Law et Nathalie Portman, Nathalie Portman et Clive Owen, Clive Owen et Julia Roberts, Julia Roberts et Jude Law...). Des liaisons dangereuses d'un autre temps avec des ruptures […]
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 15:47


Un dimanche pluvieux. Un vieux hangar à la périphérie de La Rochelle. Il fait cruellement froid, des centaines de livres règnent dans un bordel immense. Sagan côtoie une biographie de Michel Drucker. Agatha Christie est entreposée juste à côté de Mary Higgins Clark. On y trouve du bon et du mauvais. Je vous l'accorde, plus du mauvais que du bon, mais bon c'est le principe de la vie, il faut de tout pour faire un monde... Séjournant à côté de, je ne sais quelle futilité, La Séparation de Dan Franck. "Dis-papa? La Séparation c'est pas un film?". "Oui, c'est un film" et c'est aussi la vie. Mais ça c'est un fait facultatif. Dan Franck c'est aussi l'auteur du livre de mon enfance. Le livre le plus abîmé de toute ma bibliothèque. Celui qui sent bon le passé. Zidane, le Roman d'une victoire. Ridicule, a priori, mais pas tellement quand on a douze ans. 1 Euro dans la poche du brocanteur et me voilà parti avec un énième livre sur ce qui fait tourner le monde: l'amour et son lot de malheurs et de bonheurs (parfois). En 24 heures le livre est consommé sans modération. Scrutant les moindres mots, les moindres analyses de Dan Franck, on se retrouve par surprise glissé dans son rôle, tout comme celui de la femme qu'il aime et qui le quitte. C'est certainement dans ce fait que réside la force de ce roman autobiographique (inutile de le rappeler). Un beau jour, nous nous sommes tous retrouvés dans la position du narrateur (Dan Franck) et de son bourreau (sa compagne). Mais qui est […]
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 20:54


1987. Presque cinquante ans après la disparition de six millions d'être humains dans les camps de concentration s'ouvre le procès de Klaus Barbie. Rivka (Jeanne Moreau), survivante de cet enfer d'un autre monde, vit les dernières années d'une agréable vie parisienne, entourée d'objets de collection et imprégnée d'un secret insurmontable. Victor (Hippolyte Girardot), son fils, après maintes recherches, se tourmente sur le passé dissimulé de sa mère. A table, il la questionne, et elle, esquive ces interrogations par des commentaires insignifiants sur la cuisson du rôti et des haricots verts. Son visage porte les séquelles d'un passé enfoui, contre lequel on se protège, un mélange subtil de honte, de douleur mais aussi de culpabilité. Des parents assassinés à Auschwitz. Secret pour lequel on accepte l'oubli et surtout le silence. Plus tard, tu comprendras d'Amos Gitaï est une histoire vraie, celle de Jérôme Clément, président d'Arte France. Histoire singulière, certainement pas. Le secret de la Shoah est certainement détenu par bons nombres de survivant sde ce crime contre l'humanité. Ainsi, le film, adapté du livre éponyme de Clément, n'est pas une énième oeuvre sur la Shoah, il s'agit avant tout d'un film sur la mémoire, celle qui nous permet de construire l'avenir grâce au passé. Personnage surmené, submergé par la découverte qu'il a souhaité entreprendre, Victor se relève douloureusement de ce non-dit. La difficulté de la transmission entre les générations hante les […]
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 15:36


Pendant la Seconde Guerre Mondiale, dans une Cracovie devenu victime de l'Holocauste, un industriel nazi jouisseur et profiteur, Oskar Schindler, fait fortune dans la fabrication de batteries de cuisine en émail. Fortune infâme fondée sur l'atrocité nazi et sa persécution du peuple juif. Une persécution qui peu à peu interpelle l'industriel, autrefois sans scrupules, à sauver la vie de 1 100 juifs condamnés à la "solution finale". Noir et blanc sublimes à chaque plan, entraînant, à chaque instant, la crainte du plan suivant. Personnages tortionnaires, jouant avec les frontière de la bestialité. Justesse d'un scénario sans faille. La Liste de Schindler est un film mémorable, film en prise avec la mémoire, celle qui nous joue bien souvent des tours. Une histoire à ne pas oublier, la tragédie d'un peuple rendu à son état primitif par des bourreaux. Devoir de mémoire signé Steven Spielberg, réalisateur utilisant parfaitement la sobriété du noir et blanc, scénariste consciencieux s'attachant au détail de la Shoah. Le résultat est effarant. 180 minutes d'horreur, de détails abominables, de jeux de lumières éblouissants... Spielberg manipule personnages et spectateurs comme dans cette séquence insupportable où des femmes à bout de nerfs sont parquées dans une salle de douche craignant une fin proche. Puis il y a toutes ces images insurmontables qui hantent le film: la petite fille au manteau rouge qui tente d'échapper aux allemands lorsque ceux-ci vide Cracovie de sa population […]
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 11:32


D- Day. Ce n'est pas la bataille de Normandie. Aucun débarquement de prévu. Pourtant, c'est un D-Day, un jour J, un jour nouveau, comme il en existe peu à présent. Nous sommes le mardi 20 Janvier 2009, et aujourd'hui à midi (heure américaine), Barack Hussein Obama deviendra le 44 ème président des Etats Unis et le premier Noir à la Maison Blanche. L'Amérique change d'époque, elle quitte son obscurantisme digne du Moyen Age pour un temps nouveau, un temps moderne, celui d'une renaissance où il fera bon vivre sous la bannière étoilée. Aujourd'hui l'Amérique a le goût d'un conte de Walt Dysney, vous savez, ce type de conte où l'on part de rien pour arriver à tout. Un goût de réussite, un goût de rêve, une jolie récompense pour tous ceux qui ont quitté leurs terres de leur plein gré (les Européens du début du XXème siècle) ou de force (les africains entre le XVI et le XIX ème siècle) pour la terre promise: l'Amérique. La promesse américaine faite aujourd'hui sur le sol du Capitole est celle faite aux américains mais aussi au monde entier. Voeu profond d'un monde qui imagine l'Amérique troquer son costume de gendarme du monde contre celui d'homme de paix. Inondé de comparaisons grandiloquentes, Barack Obama, premier président afro-américain, "a intérêt d'être bon", selon les propres mots de sa fillette de 10 ans. Les fantômes des grands hommes qui ont fait l'Amérique hante le Capitole. Martin Luther King d'abord, dont le rêve n'est pas prêt d'arrêter de résonner dans les […]
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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 19:07


"Pour la vie, il n'y a pas d'ANTIDOTE"
Par zelda zonk - Publié dans : Douleurs
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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 18:12


Claude Berri, le papa du cinéma français a quitté le Septième art, ce lundi 12 janvier à l'hôpital Pitié-Salpétrière, à Paris, suite à un accident vasculaire cérébral. Agé de 74 ans, Claude Berri s'en est allé en désertant le tournage de son prochain film, Trésor. L'oeil du cinéaste frôlant pour la dernière fois la caméra... Surnommé le dernier Nabab ou le Parrain du cinéma français, Claude Berri a collectionné pendant 50 ans des succès. Des succès de réalisateur, de scénariste mais aussi d'acteur et de producteur. A la manière du Parrain, Claude Berri régnait sur le cinéma français d'une main de maître. A son compteur de réalisateur, des classiques: Germinal, Lucie Aubrac, Jean de Florette, Manon des sources, Tchao pantin, Le Vieil homme et l'enfant,... Or l'homme savait créer et aussi soutenir la création. Producteur de succès populaires tels que Bienvenue chez les Ch'tis ou Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre, Claude Berri savait également reconnaître les films d'une extrème intelligence: Le Scaphandre et le papillon, La Graine et le mulet, Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants, La Reine Margot, Amen. Refusant la catégorie des intellectuels, ravit de son appelation "réalisateur pour grand public", Claude Berri mérite la reconnaissance du monde du cinéma pour sa capacité à oeuvrer à la fois pour le rire et la réflexion. Le nabab du cinéma français n'a aucunement besoin d'une ribambelle de qualificatifs élogieux, il suffit juste de regarder sa filmographie en […]
Par zelda zonk - Publié dans : Actualités
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Plan Séquence

"La vie est un long plan séquence qui va de la naissance jusqu'à la mort. De temps en temps on aimerait couper certaines scènes au montage"  car la lumière y est mauvaise et les acteurs médiocres. Et puis dès fois, il subsiste des scènes que l'on désirerait rejouées jusqu'à en abîmer la bobine. Celles ci sont si parfaites qu'elles semblent sorties d'un film de Claude Sautet....  Hélas, il faut se résigner et cesser de croire que la fiction rejoint la réalité...

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