Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 19:20

La vie c'est aussi ça. On se lève un beau matin avec la furieuse envie de tout changer de A à Z. Du sol au plafond. De la tête au pied. Tout changer, moi je vous dis! Tout effacer et recommencer de plus belle. Recommencer à zéro pour mieux repartir. Hélas, il y a tellement de choses à changer qu'on ne sait jamais où donner de la tête pour commencer sa propre révolution. Et si finalement on commençait par ici? Par une petite révolution de ce blog. On efface tout et on recommence. Nouvelle couleur. Nouveau nom. Nouvelles envies. Celles-ci, j'en suis sûre, ne plairont pas à tout le monde. Les premiers échos reçus étaient légèrement négatifs mais instructifs. C'est « trop rose », « trop fille », mais c'est aussi « trop toi ». Alors si c'est trop moi, on fonce tête baissée et on se moque du qu'en-dira-t-on. Par ici la nouveauté : Mémoires d'une jeune fille dérangée...
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 14:25


Dans un grande salle, aux allures glaciales, un médecin examine une femme. Cette dernière est nue face à l'homme en blouse blanche qui l'observe et la mesure de toutes les façons possibles. En même temps qu'il chiffre les narines de la femme, une secrétaire dactylographie ces notes. En l'espace de quelques minutes, cette scène effroyable traumatise le spectateur pour le reste de sa vie. Outre le visage de Monsieur Klein, il ne pourra jamais oublié le visage de cette femme future victime des camps de la mort. Monsieur Klein ne s'ouvre pas sur une scène habituelle au cinéma. Le premier visage que le spectateur découvre n'est pas celui d'Alain Delon dans le rôle de Klein. Le premier visage montré est celui de cette femme d'origine juive dont l'acte de mort est signé par la main d'un français. En une séquence, Losey dit tout : le génocide, ses instigateurs et ses victimes. Une trentaine d'années après la tragédie, sur la demande d'Alain Delon, Joseph Losey revient sur l'une des pages les plus sombres de l'histoire française. Nous sommes en 1976 et personne encore n'a osé filmé la période de l'occupation d'une façon si noire. Derrière la caméra, c'est l'œil d'un cinéaste engagé qui filme les tourments de Monsieur Klein perdu dans cet inhumanité à laquelle il a lui même participé. 1942, sous le Paris de l'occupation, Monsieur Klein est un riche marchant d'art dont l'affaire du moment est de racheter, à un prix dérisoire, les œuvres d'art appartenant aux juifs alors en […]
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 23:15


La blonde la plus célèbre au monde fait encore et toujours parler d'elle. Quarante sept ans après sa mort mystérieuse dans la cité des anges, Marilyn Monroe continue de défrayer la chronique. Des photos malencontreusement oubliées refont, de temps en temps, surface pour le plus grand plaisir des amoureux de la première véritable star du Xxème siècle. Aujourd'hui, la source du doux scandale provient d'une film amateur des années 50 tourné dans une maison de New Jersey. Véritable buzz de la semaine, la vidéo est reprise partout et n'échappera certainement pas à vos yeux. Les quelques secondes de ce bref plan fixe mettent en scène l'actrice, entourée d'amies, avec une cigarette plus que suspecte à la main. Le scandale résiderait en ces quelques bouffées enfantines d'une cigarette un peu trop longue. « Marylin fumait de la marijuana » s'amuse à titrer la presse. Ce qui hier aurait choqué la morale bien-pensante et étriquée des années 50 amuse dorénavant la morale libérée d'aujourd'hui. Le petit film vient de sortir de l'oubli pour la modique somme de 275 000 dollars (180 000 francs). L'heureux acheteur est un certain Keya Morgan qui cherche à amasser multiples documents concernant la star afin d'élaborer un énième documentaire sur la disparition ombrageuse de la star survenue l'été 1962. Ce film amateur peut dorénavant faire son entrée dans l'une des histoires les plus mythiques du siècle dernier dont les pièces à conviction ne cessent de s'accumuler. Parmi elles : un amant […]
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 15:08


Depuis la rentrée, France 5 propose à ses téléspectateurs de (re)découvrir la banlieue sous un regard inhabituel : le regard d'une personne connu sur un univers inconnu. Une fois par mois, « Teum Teum » s'accompagne d'une célébrité pour partir à la rencontre de la population qui vit de l'autre côté du périph '. Un monde si proche et si loin à la fois. Alors que TF1 tente de prouver sa bonne foi envers la banlieue avec une nouvelle émission plongeant son animateur vedette (Harry Roselmak) dans cette univers souvent maltraité par la caméra de la première chaine, France 5 continue à diffuser « Teum Teum » avec un ton d'une justesse étonnante. Ni angélisme, ni stigmatisation, l'émission se veut avant tout porteur de rencontres citoyennes. Comme l'explique son animateur Juan Massenya l'idée est de « se faire inviter chez les gens, partager des moments avec eux, leur donner la parole ». Une parole souvent oubliée ou alors traitée à la va-vite uniquement en temps de polémique sur la banlieue. L'émission s'aventure au travers des grandes barres de béton de La Courneuve, par exemple, et croise des visages d'enfants, adolescents, parents et grands parents. Des êtres qui jouent au foot, squattent les bancs publics, travaillent ou sont en recherche de travail. Un microcosme. Celui de la banlieue qui vit. La caméra s'arrête sur ces visages et elle y apporte un regard différent de tout ce qu'on a vu jusqu'ici sur la banlieue. Elle se fixe sur ces visages d'une France trop souvent […]
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 23:12


Les dés sont jetés. Rien ne va plus. Alors que le mois décembre pointe le bout de son nez et sa liste de Noël avec, que la grippe me nargue jusque dans mes satanées terres et que mes contemporains me filent de plus en plus la rage par leur indécence généralisé, je me demande où chercher du réconfort en ce bas monde. Pas la peine de compter sur ma plus fidèle amie pour une virée chez H&M, c'est la fin du mois et les caisses sont désespérément vides. Il faut croire que ma carte bancaire ne supporte plus, elle aussi, mes caprices les plus fous. Pas la peine non plus d'espérer sur les vertus thérapeutiques du chocolat pour compenser un manque quelconque. J'ai le devoir de le rayer de ma vie: le Nutella à 1H00 du mat' quand mon petit ventre me réclame du réconfort... Chut! Il y aurait bien la possibilité consolatrice de s'enfermer dans une salle obscure et de se couper du monde pendant près de deux heures avec pour seul et unique compagnon : le grand écran. Hélas, pensez-vous, à cette époque de l'année, même le cinéma me fait des infidélités. À l'affiche, il n'y en a que pour les gosses et leurs contes de Noël d'une naïveté affligeante ou pour les adolescentes frustrées et hystériques espérant la morsure prochaine d'un vampire so sexy. Rien ne va plus, moi je vous le dis. Décembre s'annonce et la déprime hivernale l'accompagne. Un mauvais remake de Bridget Jones mais, malheureusement, sans la vodka. Dans mes oreilles, Piaf gouaille qui ne lui arrive « Rien de rien », et je […]
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 21:48


« Une journée sans immigrés » telle est l'idée lancée par un collectif « de femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients ». Exaspéré des événements récents et inacceptables qui hantent, chaque jour, les médias et les discussions, le collectif a décidé de créer une journée symbolique de boycott économique le 1er mars prochain. Intitulé avec provocation, « Une journée sans nous », cette initiative citoyenne appelle tous les immigrés, enfants d'immigrés et citoyens conscients de l'injustice faites à ces citoyens français à se rassembler pour agir en cessant de travailler et de consommer pendant 24 heures. Par ce geste symbolique, le collectif espère marquer les esprits afin que le regard change enfin sur ces citoyens injustement rabaissés, de façon constante, à ce concept « d'immigration ». Alors qu'un climat nauséabond s'est installé depuis la rentrée, ce collectif tente d'esquisser une forme de réponse aux politiques intolérants qui ont tant défrayé la chronique ces derniers temps. Brice Hortefeux avec ses « auvergnats », Eric Besson avec son « grand débat sur l'identité nationale », sans oublier les actes honteux pratiqués au quotidien par un racisme ordinaire dont certaines mentalités françaises sont habitées, tous sont à l'origine de ce mouvement. Le manifeste du collectif parle d'une « action citoyenne qui a pour objectif la mise en valeur de l’apport de chacun […]
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 16:39


Le cinéma rétro de Jean-Pierre Jeunet est vilainement pointé du doigt. Pensez-vous! Prôner les bienfaits de jadis dans le monde contemporain est totalement rétrograde et refuser le progrès terriblement dangereux. Mais Jeunet (heureusement) se moque du quand dira t-on et persiste à créer une œuvre à part dans le paysage du cinéma français. À l'image de Tim Burton outre-Altantique, il propose au public, aseptisé par la modernité, un véritable spectacle cinématographique, où l'atmosphère rétro est sublimée à l'aide des progrès techniques. S'enfermer dans une salle obscure avec un film de Jeunet dégage un étrange sentiment. Un retour en arrière exquis et non pas conservateur comme certains se plaisent à l'imaginer. Devant ce marchand de bonheur, le spectateur retrouve les yeux pétillants de l'enfance, celui d'un temps inconnu mais fantasmé. Jeunet, tel un Père Noël un peu grincheux, offre à son spectateur un jouet magique : Micmacs à tire-larigot. Le héros du nouveau Jeunet n'est pas une délicieuse serveuse de Montmartre, à la bouille charmante mais un jeune homme prénommé Bazil, un garçon fantaisiste, que la vie n'a point épargné. Amélie Poulain du bar des Deux Moulins aurait pu être sa cousine éloignée. Comme elle, il a perdu un être cher : un père militaire mort au combat à cause d'une mine. Comme elle, il aime les plaisirs simples de la vie : manger de la Vache qui rit devant un film en noir et blanc par exemple. Comme elle, il a cette crainte attendrissante de l'autre, […]
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 18:16


La polémique n'aura même pas eu le temps d'enfler et de dévaler dans tous les esprits agités durant les semaines à venir. L'homme révolté n'entrera point au Panthéon. Albert Camus n'ira point rejoindre les grands hommes de la nation. Ceux qui ont révolutionné la République française par la chose littéraire, politique ou scientifique. Non, l'écrivain français continuera à reposer en paix à Lourmarin, loin de Paris et de sa fièvre politico-intellectuelle. Loin de Nicolas Sarkozy et de ses tentatives de récupération. Car finalement, il n'est question que de ça. La polémique n'est venu que de lui. Encore et toujours. Le geste est remarquable. S'il existe une personnalité française qui mérite amplement sa place dans le temple de la République, que représente le Panthéon, c'est bel et bien Albert Camus. Parce qu'il est de la veine des Rousseau et Zola, de ceux, qui un jour, par la force des mots et des idées, ont forgé une autre idée de la France, ont plongé leurs yeux et leurs plumes sur la douleur des êtres opprimés et oubliés. Camus était de ceux-là. Ceux qu'on lit à l'école par obligation. Ceux qu'on lit plus tard quand on a enfin compris ce qu'était la vie. Albert Camus était né du côté de la misère, celle qu'on dit naïvement « moins pénible au soleil ». La pauvreté était son quotidien. Mais il avait conscience d'une pauvreté encore plus infâme que la sienne : la pauvreté affligeante du colonisé, de l'exploité, celle du peuple algérien. En pleine Algérie française, Albert […]
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 22:01


La France a honte. Mauvais remake de la main de dieu, hier soir au Stade de France. C'était pas la main du dieu Maradona. Non, c'était juste la main maudite de Thierry Henri qui avait malencontreusement oublié qu'il jouait au football et non au handball. Alors oui, c'était hier soir ou jamais! L'équipe de France a gagné sa place dans un avion pour l'Afrique du Sud en juin prochain. Pas un charter conduit par Eric Besson. Non, non, un vréritable avion avec première classe et tout le reste. Une place volée, certainement. Une place polémique, sûrement. Une place qui va longtemps hantée les esprits. Parce que depuis hier soir, c'est On refait le match mais sans le mythique Eugène Saccomano. Parce que là, franchement, il n'y a pas matière à s'enflammer. Chacun refait le match à sa manière en famille, entre potes, en couple même et tout le monde y va donc de son petit commentaire sur le drame qui s'est joué hier soir au Stade de France. Les bleus ont des bleus à l'âme, c'est sûr. Mais malgré la douleur, on les remercie, non pas pour la victoire, mais pour avoir effacés les drames de la réalité quotidienne. En ce 19 novembre, Roselyne Bachelot oublie (enfin) deux secondes sa grippe pour sermonner « Raymond » et ses 22 bleus. Elle n'a qu'à aller mouiller le maillot, elle aussi, et composer sa propre feuille de match tant qu'à faire. Il faut avouer que faire oublier la grippe à Roselyne c'est quand même une véritable victoire. En ce 19 novembre également, Total et son PDG sont […]
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 17:39

Depuis quelques semaines, je ne cesse de penser qu'il faut refuser le débat, ne pas entrer dans le jeu, rester calme et ne déverser ni colère, ni haine sur le feu. Je me suis retenue... Jusqu'à aujourd'hui. C'était difficile d'entendre toutes ces conneries à la télévision, à la radio, dans les journaux. Mon dieu que mes contemporains sont débordants de conneries. Où serait-ce moi qui suis désespérante de conneries? Je méditerais la question, promis. Depuis le débat lancé, j'ai pas mal surfé ici et là, sur Facebook notamment et ses groupes nauséabonds. L'un d'entre eux se prénommait « Fier d'être français ». J'étais admirative. Je trouve ça chouette. J'aimerais pouvoir en dire autant, en être capable. « Je suis fière d'être française » c'est pas difficile à dire mais ce n'est malheureusement pas dans mon vocabulaire. Mes yeux ont parcouru le mur de l'un de ces groupes nés suite à l'immense débat lancé par notre Ministre de l'Immigration et de je ne sais plus trop quoi. Un mur de la honte. Où les commentaires viraient à droite toute. A l'extrême de la droite. Là où on aime chanter la Marseillaise, afficher le beau drapeau tricolore et regretter le temps des colonies. Où l'on assène que des hommes sont morts pour ce pays. Là où la couleur et la différence ne sont pas respectées. « La France, on l'aime ou on la quitte » disait le mur de la honte. C'est de l'extrême de la droite ça, non? Un matin, Eric Besson a lancé son site. Je me suis empressée d'aller faire un tour chez […]
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 19:06


Le cinéma a cette capacité étrange de vous émouvoir même quand il ne s'agit plus de grand écran, de fictions et de jolies histoires. Il a cette force incompréhensible de vous attacher à ses protagonistes sans même les avoir côtoyé, juste parce qu'un jour vous les avez croisé sur grand écran. Ce jour-là, ils vous ont ému ou fait rire. Et c'était déjà beaucoup... Ce matin, les amateurs de cinéma français ont été pris par surprise par cette émotion inexplicable. Un tristesse étrange provoquée par la nouvelle tragique : le décès de Jocelyn Quivrin. L'acteur, âgé de 30 ans, a trouvé la mort lors d'un accident de voiture hier soir sur l'autoroute A13. Il aurait perdu le contrôle de sa voiture de sport et aurait percuté la paroi du tunnel de St-Cloud. Choc fatal auquel le jeune homme n'a pu échapper. Jocelyn Quivrin était l'un des acteurs les plus prometteurs du cinéma français. Un espoir âgé de 30 ans et récompensé, en 2008, par le très renommé Prix Jean Gabin. Homme de tous les écrans, du petit comme du grand, l'acteur avait commencé à l'âge de 14 ans dans Louis, enfant Roi. De petit rôle en petit rôle, il était devenu l'éternel second rôle de comédies françaises très réussies. En 2007, Jan Kounen l'avait transformé en génialissime rédacteur publicitaire déjanté et cynique au côté de Jean Dujardin pour 99 Francs. Depuis il avait collectionné les comédies grand public et intelligentes avec Ca$h, Notre Univers Impitoyable, Incognito, LOL. Derrière l'acteur, un réalisateur avait […]
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 19:04


L'écran affiche « Prix exceptionnel du Jury au Festival de Cannes 2009 ». Les commentaires des jeunes filles assises non loin fusent. « On sait ce que ça veut dire un prix exceptionnel. Ça signifie que l'on ne va rien comprendre! » lâche l'une d'entre elle. Les rires qui suivent ces quelques mots, d'une perspicacité étonnante certainement, font sourire. Mais malgré la vérité certaine du commentaire, les mots n'en demeurent pas moins insupportables et inappropriés dans une salle de cinéma. On s'apprête à assister au nouveau film d'Alain Resnais. Rien que ça. On sait d'avance que l'on ne va pas tout saisir au premier coup d'œil. Qu'il nous faudra observer les images et les mots, puis avoir une bonne dose d'introspection aussi pour les comprendre. On est chez Resnais et, sans faire de mauvais jeu de mots, on connait la chanson. Inspiré d'un roman intitulé L'incident de Christian Gailly, le nouveau film d'Alain Resnais s'intitule Les Herbes Folles. Il suscite avant même sa découverte une série de questionnements rocambolesques. Un questionnement avant la projection : qui sont ces herbes folles qui envahissent la tête des deux protagonistes sur l'affiche magnifiquement surréaliste. Puis un questionnement après la projection : qui sont finalement ces mauvaises herbes qui envahissent nos trottoirs, nos jardins et nos vies, ces herbes folles que Resnais se plait tant à capter par le moindre mouvement de caméra. Après soixante ans passé au service du cinéma français, Alain […]
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 18:47


Elle est là. Comme dans un rêve. Un fantasme inassouvi. Un film inachevé. Elle est là. Beauté pudique devenue beauté du diable. Impératrice de la sagesse métamorphosée en déesse de l'érotisme. Actrice d'un autre temps réanimée par la magie du cinéma et sa capacité éternelle à dénicher les trésors perdus ou oubliés. Elle est là et se joue de nous tous. Elle est là, belle comme jamais. La jeune fille a quitté ses aventures de crinoline pour des aventures beaucoup moins conventionnelles. Elle a abandonné ses robes de princesse pour l'habit originel. Sissi s'est réincarnée en Ève. Elle est là, elle attise les regards, les désirs et la caméra. Dans un silence érotique, elle se pavane sous les yeux d'un mari fou de jalousie. Dans un silence dévastateur, elle joue de sa bouche, de son regard souligné de khôl, de chacun de ses membres. Le diable au corps. La jeune femme de la bobine précieuse ondule tantôt sous un noir et blanc envoûtant tantôt sous un bleu et vert éclatant. Le visage recouvert de paillettes ou d'un maquillage multicolore, elle hante la vieille bobine, la tourmente, la bouleverse, l'émeut. Elle n’a jamais été aussi belle. Même dans les meilleures mémoires de cinéphiles, elle n'a jamais été aussi hypnotique. « Hypnotique » c'est le mot. Érotique aussi, tentatrice, sensuelle, charnelle, libertine. Une impératrice de tous les désirs et de tous les fantasmes ressuscitée pour le plaisir des yeux. Elle est là pour prouver une énième fois qu'elle était une grande dame […]
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 16:07


J'affirme avec certitude que, moi, le soir du 9 novembre 1989, j'étais devant ma télévision avec ma maman. J'étais ni avec Juppé, ni avec Fillon avec ma pioche en train de démolir le mur de la honte. Non. J'étais avec ma Maman. C'est maman qui l'a dit. Elle a dit aussi qu'elle n'oubliera jamais ce jour-là. C'est pas la chute du mur qui reste ancrée dans sa mémoire, à elle, mais la chute d'une idéologie. Certainement qu'après ce jour inoubliable, dans la famille, on a pensé que les méchants avaient gagné et que les gentils avaient perdu pour toujours. Certainement, qu'après ce jour inoubliable, on a commencé à réaliser, enfin, que les méchants n'étaient pas ceux que l'on croyait et que les gentils n'étaient pas ceux qu'on pensait non plus. Mieux vaut tard que jamais. Mamie, elle ne semble pas l'avoir encore compris, elle. La faute à la vie et au rouge trop subversif, certainement. Elle continue à soutenir des idéologies dépassées, celle d'un autre temps bien frileux. Au repas familial de dimanche, elle m'a fait penser à Josiane Balasko dans Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes. Les chants de l'Armée Rouge, l'Huma en poche et toute la panoplie d'une fervente coco défendant coûte que coûte l'idéologie de Marx et ses camarades de classes. « C'est beau » pensais-je furtivement. Beau de garder ses idéaux. Mais quels idéaux? Le monde de mère-grand est dépassé et révolu. Dans son monde, les révolutionnaires étaient beaux et rebelles comme Ernesto, […]
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 18:16


Ces mots m'ont échappé. Arrivée devant cette caisse, oublier les principes et les amours du cinéma. Tout s'est mélangé dans ma tête et le cœur a parlé. Je me suis vue, devant cette caisse, ne pas prononcer ce que mon cerveau avait prévu de demander à l'ouvreuse. Il n'était plus question de dire « Une place pour le Jeunet, s'il vous plait » mais « Une place pour le Michael Jackson, s'il vous plait ». La place en main me voilà donc au premier rang d'une salle où entrent enfants, adolescents et adultes. Je me demande comment j'ai pu me corrompre à ce point. Pourtant, au fond de moi, il y a cette excitation improvisée. Je me dis : « Michael Jackson, une dernière fois! » et je laisse s'envoler mes théories sur le cinéma et la nécessité d'aller voir des films intelligents et non des grosses productions établies dans l'unique but de faire de l'argent. Il ne faut jamais dire jamais. Moi qui m'étais jurée de ne pas donner un centimes aux vautours rodant sur le cadavre du regretté roi de la pop, je n'ai pas été capable de tenir ma promesse. Et, hélas, j'en suis plus que ravie... This is it. Tel aurait été le titre du show que Michael Jackson aurait présenté cet été à Londres. Hélas, le roi de la pop a quitté ce bas monde par surprise un beau matin de juin. Comme la majorité des grandes stars de ce monde, les Marilyn et les James Dean, Michael Jackson a tiré sa révérence sans un bruit par surprise, laissant le monde orphelin et à jamais endeuillé par la perte cet homme qui l'avait […]
Par zelda zonk - Publié dans : Cinéma
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Plan Séquence

"La vie est un long plan séquence qui va de la naissance jusqu'à la mort. De temps en temps on aimerait couper certaines scènes au montage"  car la lumière y est mauvaise et les acteurs médiocres. Et puis dès fois, il subsiste des scènes que l'on désirerait rejouées jusqu'à en abîmer la bobine. Celles ci sont si parfaites qu'elles semblent sorties d'un film de Claude Sautet....  Hélas, il faut se résigner et cesser de croire que la fiction rejoint la réalité...

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